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Lignes TGV en danger : les « navetteurs » dans le viseur de la SNCF

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La SNCF, confrontée à des déficits persistants sur certaines lignes TGV, envisage une augmentation substantielle des prix des abonnements dans les années à venir. Cette stratégie vise à rendre plus rentables les trajets où les abonnés sont présents en grand nombre. Cependant, la mesure phare de cette initiative soulève des préoccupations majeures parmi les usagers réguliers du TGV, les « navetteurs ». Ces abonnés, habituellement résidents en province mais travaillant dans la capitale, bénéficient d’un tarif mensuel pour voyager plusieurs fois par semaine. Paris-Reims et Paris-Tours, des trajets TGV très prisés, sont particulièrement concernés par cette décision de la SNCF.

Des liaisons déficitaires malgré une demande robuste

Selon un document interne de la SNCF, certaines liaisons, bien que bénéficiant d’une demande robuste, peinent à atteindre la rentabilité en raison de contributions jugées insuffisantes. Paris-Reims et Paris-Tours, avec une durée de trajet inférieure à une heure et demie en TGV, sont en tête de liste des itinéraires affectés. Pour remédier à cette situation, la SNCF envisagerait de cibler spécifiquement les « navetteurs », ces abonnés qui, moyennant un montant mensuel, ont la possibilité de voyager plusieurs fois par semaine.

Une augmentation controversée des abonnements

Face à la « contribution insuffisante » malgré une « demande robuste », la SNCF envisage d’augmenter les tarifs des abonnements TGV, en particulier ceux destinés aux « navetteurs ». Déjà, à partir du 1er février, les mensualités des abonnements Max Actif augmenteront de 10%, et de 5% pour les Max Actif +. Cette hausse fait suite à une précédente majoration en 2023 qui atteignait déjà 5%. Concrètement, un abonnement TGV Max Actif en seconde classe sur Paris-Lyon passera de 360 à 396 euros, de 312 à 343 euros pour un trajet entre Paris et Reims, et de 331 à 364 euros pour rejoindre la capitale depuis Tours.

Une augmentation jugée « scandaleuse » par le collectif des usagers de la ligne Tours-Paris, qui dénonce une augmentation totale de 40% en dix ans. Pourtant, la SNCF affirme que cette mesure est nécessaire pour assurer la pérennité des lignes déficitaires, mais elle soulève des inquiétudes quant à la qualité de service qui pourrait en pâtir.