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La Secrétaire Générale de la CGT Proteste Contre la Hausse des Tarifs d’Électricité, Affectant le Pouvoir d’Achat et la Stabilité des Entreprises

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La récente annonce du ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, concernant une hausse de la facture d’électricité comprise entre 8,6 et 9,8%, a suscité une vive réaction de la part de Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT. Jugée scandaleuse, cette augmentation inquiète quant à ses conséquences sur le pouvoir d’achat des ménages et la pérennité des petites entreprises, des artisans et des commerçants. Alors que le gouvernement justifie cette décision comme étant nécessaire pour assurer de nouveaux investissements dans la production électrique, Sophie Binet appelle à un retour aux tarifs régulés pour contrer une série d’augmentations successives impactant déjà les foyers français.

Des Tarifs en Hausse et des Inquiétudes Croissantes

Sophie Binet, représentante de la CGT, dénonce vigoureusement la décision du gouvernement d’autoriser une augmentation de la facture d’électricité, qualifiant cela de « scandaleux ». Selon elle, cette hausse, cumulée à celles des deux dernières années, représente une augmentation totale de l’ordre de 43 à 44%.

Une situation préoccupante, car elle risque de fragiliser davantage les ménages déjà mis à l’épreuve par les précédentes augmentations. La secrétaire générale souligne également les impacts sur les petites entreprises, les commerçants, et les artisans, qui se trouvent désormais confrontés à une pression financière supplémentaire.

Les Répercussions sur les Ménages et les Entreprises

La décision du gouvernement affectera directement 20 millions de ménages abonnés à l’électricité, dont 10,6 millions au tarif de base. Pour les 400 000 abonnés ayant souscrit une option « effacement jour de pointe », la hausse sera de 10,1%. Du côté des petites entreprises et des abonnés non résidentiels, la facture augmentera de 5,2 à 8%, selon les contrats.

Bruno Le Maire, justifiant cette décision difficile, affirme qu’elle est nécessaire pour garantir la capacité d’investissement dans de nouvelles capacités de production électrique et pour sortir définitivement du « quoi qu’il en coûte ». Les chiffres avancés indiquent une hausse significative pour certains, avec une boulangerie bénéficiant du tarif réglementé en heures pleines/heures creuses devant payer 116 euros de plus par mois.

Un Contexte Économique et Fiscal Délicat

Le gouvernement, conscient des répercussions potentiellement désastreuses de cette augmentation, avait réduit une taxe sur l’électricité au cours des deux dernières années. Cependant, la « taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité » (TIFCE) remontera en février, passant de 1 à 21 euros par mégawattheure. Cette hausse, prévue dans le budget 2024, s’avère être un retour à des niveaux proches de ceux d’avant la crise, la TIFCE étant de 32,44 euros à cette époque. En dépit des difficultés économiques et fiscales, le gouvernement estime que cette décision est nécessaire pour préserver la capacité d’investissement dans le secteur de la production électrique et pour mettre fin aux mesures d’urgence adoptées pendant la crise.

En conclusion, la hausse des tarifs d’électricité suscite une vive préoccupation au sein de la CGT, notamment en raison de son impact potentiel sur le pouvoir d’achat des ménages et la stabilité des entreprises. Alors que le gouvernement défend cette mesure comme nécessaire, la nécessité d’un débat approfondi sur la politique tarifaire de l’électricité se fait de plus en plus pressante.